Caprices météorologiques

Hier comme aujourd'hui.

Les intempéries de l’été ne datent pas d’aujourd’hui. Foudre, grêle, canicule, petite revue de la presse locale il y a 100 ans et plus.

Lundi 15 mai 1865 : Très violent orage de grêle sur la région stéphanoise, à Villars de nombreuses vitres sont cassées à cause de grêlons énormes. On signale de grave dégâts dans la campagne.

Samedi 22 mai 1915 : Vers 15 heures, un violent orage s’abat sur Villars, d’une extrême violence. En peu d’instants, la grêle s’est mise à tomber dru, mêlée de pluie qui se déversait à torrent, inondant tous les bas quartiers où l’eau atteignait 50 cm. Dans les maisons ainsi que les écoles un grand nombre de vitres étaient brisées par la force de la grêle qui venait d’un vent d’ouest. Pendant toute la durée de cet orage, le tonnerre n’a cessé de gronder. La foudre est tombée en différents endroits, sans toutefois faire de victime. Seules les lignes électriques et télégraphiques furent endommagées, les dégâts étaient considérables, dans les jardins potagers, arbres fruitiers, champs de blé, etc. La récolte, cette année-là, fut bien compromise.

Samedi 18 mai 1868 : À Villars un orage de grêle fait des dégâts considérables sur les cultures et récoltes.

Dimanche 2 juin 1901 : L’orage qui s’est abattu sur Saint-Étienne et les environs a causé des dégâts considérables. La grêle est tombée avec rage. À Villars les rues se sont changées en ruisseaux. Pour un peu on se serait cru à Venise la belle.

Mardi 5 juin 1900 : Un terrible ouragan s’est déchaîné en soirée et durant toute la nuit sur la commune de Villars. Une véritable trombe d’eau est tombée, les rues étaient changées en ruisseau et le tonnerre faisait rage. Pour un peu on se croirait à Venise. Heureusement tout s’est borné à des dégâts matériels.

Samedi 26 juin 1920 : Vague de chaleur, journée tropicale, le thermomètre marque 37°C. On recherche la fraîcheur des bois ombrageux.

Mercredi 16 juillet 1902 : À 14h un orage d’une violence inouïe s’est abattu sur Villars. Pendant plus d’une heure, la pluie mêlée de grêle est tombée sans discontinuer, les rues étant transformées en véritables torrents. La foudre est tombée en deux endroits mais n’a occasionné aucun dégât.

Samedi 17 juillet 1880 : Le journal évoque une forte vague de chaleur et une canicule sur la région stéphanoise. Le thermomètre monte à 38°C. Il est conseillé d’aérer les appartements, de se baigner dans la Loire ou dans une baignoire et de boire du café plutôt que de l’alcool.

Dimanche 18 juillet 1875 : Violent orage avec trombe d’eau et grêle, la foudre est tombée sur un chêne au Charlieu, l’arbre a été complètement dépouillé de son écorce et de ses feuilles.

Dimanche 21 juillet 1878 : Violent orage sur la région stéphanoise, à Villars il est tombé une grande quantité de grêle qui a causé de nombreux dégâts dans les champs et les jardins.

Samedi 22 juillet 1911 : Chaleur excessive depuis 15 jours. Le thermomètre enregistre 35°C à l’ombre. Un stéphanois travaillant à la MAS meurt d’insolation.

Lundi 26 juillet 1920 : Forte chaleur sur la région, la canicule sévit depuis fin juin. Un jeune moissonneur employé à la ferme Cizeron à Villars est frappé d’insolation.

Mardi 28 juillet 1868 : La foudre tombe sur une maison de Villars, décrochant tous les tableaux du salon, fondant les pièces de monnaie dans une petite corbeille, chamboulant tout dans la cuisine et la salle à manger, provoquant même le tir d’un fusil de chasse accroché au-dessus de la cheminée et tuant ainsi le chat de la maisonnée !

Mercredi 6 août 1913 : À 10 heures du matin orage et pluie diluvienne sur Villars. La foudre a tué une vache de race salers et d’une valeur de 600 francs qui s’était abritée sous un arbre. Le propriétaire Jean-Baptiste Grange de Michard était assuré contre ce risque.

Mercredi 3 août 1921 : C’est l’abomination et la désolation. On étouffe littéralement, c’est la canicule. Depuis le commencement de juillet le thermomètre varie entre 32 et 36°C. La chaleur favorise l’éclosion de multitudes de sauterelles qui dévorent sans pitié pommes de terre, betteraves, vignes… La canicule se prolongera tout le mois d’août.

Mardi 9 août 1921 : Terrible sécheresse et forte chaleur depuis plusieurs semaines. Trois meules de blé du cultivateur Plotton sont la proie des flammes.

Dimanche 7 août 1898 : Nous sommes au beau milieu de la canicule. Nous subissons ces jours-ci une température quasi sénégalaise.

Mercredi 20 août 1890 : La canicule bat son plein. La chaleur est accablante. On cuit littéralement. Le soleil est on ne peut plus ardent.

Mercredi 24 août 1932 : Pour cause de sécheresse, le maire Louis Soulier interdit le puisage d’eau aux fontaines de la commune pour d’autres usages que ceux du ménage. Utiliser de l’eau pour le lavage du linge ou pour l’arrosage du jardin fait l’objet d’une contravention !

Dimanche 25 août 1901 : L’inauguration de l’hippodrome de Villars a été perturbée par orage. Celui-ci redoublant de vigueur en fin d’après-midi, la dernière course hippique dut être annulée.

Mercredi 27 août 1834 : orage et tempête sur la région ce qui provoque la crue du Furens, le petit pont de Ratarieux situé à Villars est emporté ainsi que la ferme de la famille Januel, entraînant la mort de 7 de ses 8 occupants. Seul le père en réchappe.

Vendredi 7 septembre 1917 : Un violent orage de grêle a sévi pendant une demi-heure en fin de journée, principalement du côté de la gare, causant d’importants dégâts aux jardiniers des alentours. À Michard, les cardons de M. Manin, hauts de 1,50 m ont été décapités et les poireaux ont été coupés ras de terre. Les maraîchers sont dans la désolation car c’est tout leur travail de l’année qui est ainsi réduit à néant.

Samedi 22 septembre 1866 : La presse locale parle d’un ouragan qui depuis le samedi soir ravage Saint-Étienne et ses environs. Des charpentes et des palissades sont enlevées par les rafales de vent.

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