Les premiers urinoirs publics

Les premiers urinoirs en 1922

En 1922 Villars aménageait ses premiers urinoirs publics

La commission « hygiène » de la Municipalité Soulier entendait ainsi faire acte de salubrité publique. Après les sanitaires en 1922 suivront les bains douches en 1936.

Les « pissotières » devenues légendaires du village de Clochemerle en ont fait tout un roman et même un film en divisant un village en deux. Les premiers urinoirs construits à Villars durant l’entre deux guerre ont heureusement été un projet beaucoup plus consensuel. À tel point que près de 100 ans plus tard, ils sont toujours en place (certes modernisés) sur le même site !

C’est au printemps 1922 que la Municipalité conduite depuis peu par Louis Soulier (élu maire en juin 1921, il restera en poste jusqu’à son décès le 31/03/1938) entend s’attacher à « ce problème de salubrité publique ». Une commission « hygiène » composée d’élus veille au grain et s’intéresse aux ordures ménagères (même s’il y en a peu à l’époque), au bon état des lavoirs publics et à la propreté des rues.

Il était courant en effet jusque là pour les hommes de se soulager contre les murs, malgré quelques panneaux d’interdiction. Pas très hygiénique en effet. Le conseil apporte même un point de détail édifiant : « en raison des chaleurs prochaines, il y aurait lieu de faire procéder immédiatement à la construction de ces urinoirs ». En clair quand en plus il fait chaud, ça ne sent pas la rose ! Et à cette époque seule l’école publique dispose d’urinoirs (qu’on appellera WC en 1929 quand il faudra les refaire).

Les élus décident donc à l’unanimité la construction d’urinoirs publics à cinq stalles en centre ville. Seul petit bémol, celui exprimé par M. Pierre Guichard du Bois-Monzil (un des trois élus d’opposition de la liste du parti communiste) estimant que « d’autres travaux seraient peut-être plus urgents à exécuter ». Le maire invitant alors M. Guichard à faire connaitre ces travaux, ce dernier « a répondu qu’il n’en connaissait pas de plus urgents ». Dixit le compte rendu du conseil municipal !

La dépense de ce projet s’élève alors à 2939,70 francs, le projet étant confié à M. Martin, architecte à Saint-Étienne.
Et l’implantation est toute trouvée : ce sera contre le mur de soutènement du parc du bureau des mines. Traduction dans la configuration actuelle : le parc est aujourd’hui le jardin public et le bureau des mines est l’actuelle mairie. Tout juste à l’endroit qu’occupent toujours aujourd’hui les sanitaires publics désormais maçonnés.

La construction quelques années plus tard (en 1936) de bains douches (à tarif très modéré) tout près de là dans le parc ensuite racheté par la Municipalité allait conforter la démarche très hygiénique de la Municipalité Soulier.

Source : Délibérations du Conseil municipal
©H&P-Pierre THIOLIÈRE

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